La couche d’ozone : des efforts qui portent leurs fruits

L’amincissement significatif de la couche d’ozone expose les êtres vivants à des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets (UV). Un accord international limitant les émissions des substances qui détruisent l'ozone a permis de stabiliser l’épaisseur de cette couche protectrice.

Située dans la stratosphère, à plus de 10 km d’altitude, la couche d’ozone est essentielle à la vie sur Terre. En filtrant les rayons solaires, elle absorbe la plus grande partie des UV qui sont des substances extrêmement nocives pour les êtres vivants. Dans les années 1960, un amincissement de la couche d’ozone est observé par un groupe de chercheurs. Plus de 10 ans plus tard, des scientifiques américains identifient les principaux responsables de la dégradation de l’ozone : les chlorofluorocarbures (CFC), composés chimiques utilisés pour de nombreux produits de consommation (frigos, extincteurs) et procédés industriels (fabrication de nettoyants, de mousses isolantes). Avec une destruction de plus de 50% de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, le premier trou est signalé dans les années 1980. Devant la gravité de la situation, un traité universel imposant l’interdiction des CFC est signé: c’est le Protocole de Montréal. Même si l’élimination des CFC dans l’atmosphère est un processus lent, la situation s’est stabilisée, et le trou d’ozone s’est légèrement résorbé. Cet accord démontre ainsi que des mesures efficaces peuvent être prises pour éviter le dépassement de limites planétaires.

"La situation s’est stabilisée, et le trou d’ozone s’est légèrement résorbé."